Écrire son histoire avec l’hyperactivité comme moteur

écrire son histoire et hyperactivité

Aujourd’hui, découvrez comment Astrid, qui poursuit dix idées à la seconde,
a surmonté son hyperactivité et réussi à écrire son histoire.
Jusqu’au bout.

Astrid a l’esprit en ébullition. Son cerveau est une cocotte-minute, un tourbillon d’idées qui ne s’arrête jamais. Pas étonnant qu’elle souffre d’insomnies : ses pensées dansent jour et nuit, sans répit.

Dans la vie, elle est une touche-à-tout. À 45 ans, elle a exercé une trentaine de métiers : aider des enfants en difficulté, organiser des spectacles de danse, diriger un atelier de peinture, mener des enquêtes de satisfaction, travailler dans l’hôtellerie… Elle ne tient jamais en place. « Tu nous épuises », lui répète-t-on depuis toujours.

Mais au fond, Astrid aimerait ralentir et trouver un fil conducteur à sa soif d’expériences.

Quand nos chemins se sont croisés, elle venait d’accepter un nouveau défi en tant que représentante de produits végan. Vu son tempérament de feu, rien ne laissait présager qu’elle pourrait écrire un livre.

« Je veux écrire, mais je ne sais pas comment. »

C’est ainsi qu’elle est revenue vers moi.

Dès notre tout premier entretien, elle a compris qu’elle pouvait y arriver, moyennant un suivi régulier. Elle, qui finissait toujours dans le bureau du directeur à l’école, qui avait entendu tant d’adultes prédire son échec… Pour la première fois, elle se sentait capable, elle se savait capable d’aller au bout d’un long projet.

Mais comment canaliser un esprit aussi foisonnant ?

Astrid tenait avant tout à sa liberté. Elle avait peur d’être enfermée dans un carcan, de voir ses idées se figer avant même d’exister. Elle redoutait les plans : grand I, grand II, grand III. Introduction, développement, conclusion. Thèse, antithèse. Alors, je lui ai conseillé d’écrire à l’instinct. Peu importait l’ordre et la cohérence immédiate. Aller de l’avant.

Elle s’est accrochée à un seul principe : écrire un peu chaque jour. À sa grande surprise, des morceaux de texte sont apparus et plus tard, se sont assemblés, comme dans un puzzle.

L’emploi du temps d’Astrid était chaotique. Dès le début de son projet, ses obligations familiales avaient changé. Impossible d’écrire à heures fixes ni même tous les jours. Je l’ai encouragée à écouter son propre rythme. C’est ainsi qu’elle a griffonné non-stop durant les nuits d’insomnie et les week-ends.

Et puis, il y avait ce secret…

Astrid envahissait les réseaux sociaux. Elle parlait de tout, de rien, mais surtout pas de son livre en cours. Personne ne savait rien. Ce silence intentionnel lui donnait une énergie folle. D’un côté, elle doutait d’être capable d’écrire. De l’autre, elle voulait prouver au monde qu’elle y arriverait.

Ah, son sourire en coin lorsqu’elle évoquait ce mystère !

Le jour de la publication officielle et de la mise en vente de son livre, Astrid a hésité. Et si ce n’était pas assez bien ? Et si les lecteurs allaient me tomber dessus, me dénigrer, me critiquer ? Et mes proches, comment vont-ils le prendre ? Et si…

Il a fallu une semaine à Astrid pour oser dire oui. Oui, je publie mon livre. Oui, j’assume ce que je pense, ce que je fais et ce que j’ai choisi de raconter. Je suis.

Les résultats ne se sont pas fait attendre. Aussitôt l’annonce faite (elle avait des milliers de contacts, « d’amis », de followers et autres connaissances…), son livre a été commandé, puis lu, puis commenté. Chaque nouveau message la prenait à la gorge. Chaque retour se transformait en vague d’émotion.

Astrid a bien vite oublié toutes ces semaines de doute, mais la vraie victoire est venue de lecteurs qui ne la connaissaient pas. Les amis des amis des amis. Ceux qui ont lu son livre et s’y sont reconnus. Ceux qui ont été touchés en plein cœur.

Grâce à ce projet abouti, Astrid a gagné bien plus qu’un livre publié. Elle a gagné en confiance.
Les mauvaises langues peuvent toujours la traiter de girouette,
elle sait désormais ce qu’elle vaut et ce dont elle est capable.

Le savez-vous ? Elle n’exclut pas de reprendre la plume.
Toutefois, elle attend d’avoir quelque chose de puissant à transmettre.

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